Le 16 avril dernier Najat Vallaud-Belkacem, ministre en charge des Droits des femmes, et le président de la République François Hollande étaient à l’Hôtel de ville de Paris pour célébrer le 70ème anniversaire du droit de vote et d’éligibilité des femmes.

Devant 300 femmes maires nouvellement élues, le président a rendu hommage aux femmes et aux hommes qui se sont battus pour ce droit et a tracé les perspectives pour la conquête de la parité.

En effet, 70 ans après, à la conquête du droit de vote et d’éligibilité des femmes a succédé le combat pour la parité, dont l’objectif est inscrit dans la Constitution mais qui tarde encore à se concrétiser. Faire progresser la parité, c’est l’un des objectifs de la loi pour l’Égalité réelle entre les femmes et les hommes portée par la ministre, Najat Vallaud-Belkacem.

48h plus tard, le conseil communautaire de la CAPI sur proposition du Président nouvellement élu, élisait 15 Vices-Présidents, … 13 hommes et 2 femmes. Que vont penser les électeurs qui ont votés (dans les communes de plus de 1000 habitants) pour des listes identifiées de conseillers délégués à la CAPI alternant une femme et un homme.

Ces listes devaient être ordonnées avec une alternance homme / femme, ce qui induit dans l’esprit des électeurs une représentation plus forte des femmes dans les assemblées communautaires.

La majorité de droite à la CAPI n’a pas souhaité demander (et encore moins imposer) aux «communes importantes », celles qui pouvaient prétendre à plusieurs Vices-présidents, de présenter des candidatures paritaires quand cela était possible, comme pour l’Isle d’Abeau, Villefontaine et Bourgoin-Jallieu. Si tel avait été le cas il y aurait 3 femmes de plus dans un exécutif à 16 mais finalement 32% au lieu des 12% actuels.

C’est à mon sens un très mauvais signal envoyé dès le premier conseil communautaire.

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